Note de conjoncture France septembre 2025 : analyse complète pour les entreprises et les réseaux de franchise

Introduction : comprendre la conjoncture pour mieux financer son entreprise

La Note de Conjoncture de septembre 2025 publiée par l’INSEE dresse un panorama détaillé de la situation économique mondiale et française. Dans un environnement marqué par la hausse des taux de douane américains, les tensions géopolitiques et des marchés de matières premières en repli, les entreprises françaises évoluent dans un contexte paradoxal : peu de confiance mais une croissance qui résiste.

Pour les entrepreneurs, franchisés, franchiseurs et acteurs du financement professionnel, ces données sont essentielles : elles influencent directement l’accès au crédit, la structure des plans de financement, la rentabilité, les investissements et la trésorerie.


1. Contexte mondial : tensions commerciales mais résilience économique

1.1. Le retour du protectionnisme et son impact sur le commerce mondial

2025 marque une intensification spectaculaire du protectionnisme américain. Les hausses tarifaires conduisent à :

  • une forte constitution de stocks en début d’année,
  • un ralentissement du commerce au printemps,
  • un redéploiement des importations vers des pays tiers (notamment Vietnam et Indonésie).

Cette réorientation atténue les effets négatifs directs, mais crée un contexte d’incertitude pour les entreprises françaises dépendantes de l’import.


1.2. Matières premières : des prix en baisse qui allègent les coûts des entreprises

Grâce au ralentissement chinois et à la diminution des tensions énergétiques, les prix du pétrole, du gaz et d’autres matières premières reculent.

Conséquences :

  • allègement des coûts énergétiques pour les entreprises,
  • réduction de certaines charges structurelles,
  • amélioration de la trésorerie,
  • conditions favorables pour financer des investissements.

2. L’économie française en 2025 : une croissance modérée mais solide

2.1. Une croissance de +0,3 % : faible mais supérieure aux attentes

Malgré un climat de confiance dégradé, la France enregistre une croissance positive portée par :

  • un rebond de la production manufacturière,
  • un secteur tertiaire résilient,
  • une inflation modérée qui soutient la consommation.

Cette croissance, bien que modeste, renforce la crédibilité de l’économie française dans un contexte international instable.


2.2. Une inflation historiquement basse : opportunité pour les entreprises

En août 2025, l’inflation descend à 0,9 %, contre 5 à 6 % en moyenne deux ans auparavant.

Les facteurs clés :

  • chute des prix de l’énergie,
  • concurrence accrue dans les télécoms,
  • baisse des prix manufacturés,
  • détente des marchés mondiaux.

Impact pour les entreprises :

  • visibilité accrue pour leurs budgets,
  • conditions de financement potentiellement plus attractives,
  • meilleure stabilité du coût du capital.

3. Marché du travail : stabilité du chômage mais fragilités sectorielles

3.1. Un chômage stabilisé autour de 7,5 %

La situation de l’emploi présente plusieurs contrastes :

  • pertes d’emplois dans l’industrie et la construction,
  • dynamisme irrégulier des services,
  • progression continue de l’emploi non salarié.

Pour les franchiseurs et les dirigeants, cela signifie :

  • concurrence accrue pour recruter dans certains métiers,
  • nécessité d’améliorer la fidélisation,
  • adaptation des politiques RH.

3.2. Un climat de l’emploi en recul

L’indicateur de climat de l’emploi tombe à 95, en dessous de sa moyenne de long terme (100).

Implications :

  • baisse de la confiance des entreprises,
  • recrutement plus prudents,
  • ralentissement de certains projets d’investissement.

4. Éclairage : les canicules de 2025 et l’économie française

4.1. Pas d’impact immédiat sur l’activité économique

Contrairement à ce que l’on pourrait penser, les épisodes caniculaires de 2025 n’ont pas eu d’effet significatif à court terme sur l’activité économique globale. Les données sectorielles et les comportements d’achat restent proches des tendances saisonnières classiques.


4.2. Des risques structurels à long terme

L’INSEE met en garde : les impacts des canicules se manifesteront à long terme, notamment dans :

  • l’agriculture,
  • le bâtiment,
  • l’industrie lourde,
  • les infrastructures.

Ce sujet devient stratégique pour les entreprises, qui doivent intégrer la résilience climatique dans leurs décisions d’investissement.


5. Les entreprises RGE : un secteur en tension mais indispensable

5.1. Un poids économique majeur

Le secteur RGE représente environ :

  • 60 000 à 77 000 établissements,
  • près de 650 000 salariés,
  • plusieurs centaines de milliards d’euros de chiffre d’affaires cumulé.

Ces entreprises jouent un rôle clé dans la transition énergétique et écologique.


5.2. Des contraintes plus fortes que dans les autres secteurs

Les entreprises RGE font face à :

  • une tension extrême sur la main-d’œuvre,
  • une utilisation des capacités très élevée (environ 91 %),
  • des carnets de commandes soutenus,
  • une pression administrative importante,
  • une dépendance aux aides publiques et réglementations.

Ce secteur est stratégique pour les politiques publiques, mais aussi pour les réseaux de franchise qui dépendent de travaux de mise aux normes ou de rénovation.


6. Prévision du PIB : modèle direct vs modèle ascendant

6.1. Deux approches complémentaires

L’INSEE compare deux méthodes de prévision :

Méthode directe

  • basée sur des indicateurs agrégés,
  • rapide,
  • plus performante en début de trimestre.

Méthode ascendante (type GDPNow)

  • composée de plus de 70 indicateurs,
  • plus précise lorsque de nombreuses données sont disponibles,
  • mieux adaptée aux analyses sectorielles.

6.2. Une prévision légèrement meilleure que prévu

À la date du 10 septembre 2025, le modèle ascendant prévoyait :

  • +0,4 % de PIB, contre
  • +0,3 % retenu officiellement.

Cela laisse penser que l’économie française est légèrement plus dynamique que la perception des chefs d’entreprise.


7. Ce que doivent retenir les entrepreneurs, franchiseurs et décideurs financiers

Les principaux enseignements pour la stratégie financière et économique des entreprises :

1️⃣ L’accès au financement professionnel reste favorable

Inflation basse + coûts en recul = opportunité pour financer :

  • ouverture d’un point de vente,
  • travaux,
  • rachat de fonds,
  • investissements matériels,
  • développement réseau.

2️⃣ Le manque de confiance reste un frein majeur

Les dossiers de financement doivent être mieux structurés que jamais.

3️⃣ Le secteur RGE devient un passage obligé

Les franchises et entreprises doivent anticiper des délais + des tensions sur la main-d’œuvre.

4️⃣ Le contexte international reste incertain

Protectionnisme, matières premières, géopolitique → vigilance accrue sur les marges et les approvisionnements.


Conclusion

La conjoncture française de 2025 révèle une économie en mouvement, fragile mais résiliente.

Pour les entreprises et franchiseurs, les conditions restent propices pour sécuriser et optimiser leur financement, à condition d’être bien accompagnés et de présenter des dossiers solides.

INSEE – Note de conjoncture, septembre 2025

Institut National de la Statistique et des Études Économiques (INSEE)

Publication officielle accessible dans le PDF :

« Note de conjoncture – Pas de confiance, un peu de croissance » – Septembre 2025

https://www.insee.fr/fr/statistiques/7667330

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